crack of light | les comptes

30.01.2018

Qu’est-ce que l’on retiendra de cette vie-là ? Si on l’arrête, qu’on la dissèque.
Qu’est-ce qui restera ? Qu’est-ce qui importera ?

Nouveau mix pour crack of light.

télécharger > Les comptes (un bel aac avec chapitres et illustrations)
télécharger > Les comptes (un mp3 tout pourri)

Rewind 2017

24.12.2017




Est-ce qu’un texte finira par s’écrire ? Rien n’est moins sûr.


télécharger > Rewind 2017 – A (un bel aac avec chapitres et illustrations)
télécharger > Rewind 2017 – B (un bel aac avec chapitres et illustrations)

télécharger > Rewind 2017 – A (un mp3 tout pourri)
télécharger > Rewind 2017 – B (un mp3 tout pourri)

fissures

28.11.2017

Depuis quelques semaines, je fabrique des mixtapes pour crack of light, à l’inviation de Manur. Une fois de temps en temps, je poserai ici le fichier à récupérer pour celles et ceux d’entre vous qui aiment encore le son des baladeurs. Celui-ci s’appelle « sans un mot ».

télécharger > Sans un mot (un bel aac avec illustrations et titres)
télécharger > Sans un mot (un mp3 tout pourri)

2017 Extended Summer Mix

15.07.2017

Déjà l’été ? Je ne sens plus ni mes pieds ni la terre ni rien. Mon dos un peu, parfois. J’imagine qu’on flotte. Qu’on vole.
Tant qu’on vit, ça me va.

télécharger > 2017 Extended Summer Mix (un bel aac avec illustrations et titres)
télécharger > 2017 Extended Summer Mix (un mp3 tout pourri)

Rewind 2016

08.01.2017

J’ai lu des textes, j’ai vu des danses. Des corps grandir. Des visages s’affirmer. Des mots et des fous rires. Leur chaleur nous guide dans la bruine et le vent qui ne s’arrête jamais. Leurs étreintes nous préservent des chutes. Leurs frayeurs concentrent nos attentions. Leurs baisers nous apaisent. Ni dedans ni dehors. Chaque jour embrassé, leur départ à l’horizon. Le sol cette année a montré des signes de faiblesse, s’est effrité par endroits. Mais la forme de mon corps est trompeuse, je suis fait pour les airs. Je me réhabitue à voler.
Ça n’écrit plus qu’ailleurs. Comme travail, à tout instant. Et la nuit s’il fait froid dans un espace encore bien vide où résonnent la voix des morts et les pas des vivants.

télécharger > Rewind 2016 (un bel aac avec chapitres et illustrations)
télécharger > Rewind 2016 (un mp3 tout pourri)

rewind2016

2016 Extended Summer Mix

07.08.2016

summer2016

La lumière, enfin. Et la douceur. Même s’il faudrait pouvoir évaluer l’épaisseur de cette surface, confirmer la solidité du sol. Il y a bien des cris, qui paraissent s’approcher certaines nuits juste avant le sommeil, qui se crispe alors jusqu’à ce que l’air redevienne plus frais. Mais la route les éloigne. Il suffit de circuler sans s’arrêter trop longtemps, qu’importe la direction. On dormira plus tard.

télécharger > 2016 Extended Summer Mix (un bel aac avec illustrations et titres)
télécharger > 2016 Extended Summer Mix (un mp3 tout pourri)

summer2016

L’album de l’année : Bighand Bigknife

09.07.2016

Bighand Bigknife Winner’s Cup

Après des années à naviguer d’un genre de musique à un autre, passant parfois plusieurs mois à n’écouter que de la soul et du rocksteady sans même voir passer Murray St., j’ai fini par être beaucoup plus radical dans la déconstruction. Fini l’exclusivité temporaire, je veux écouter de tout, tout le temps. Problème : les découvertes de la semaine et autres fresh finds de Spotify ont du mal à suivre. On y trouve bien un disque par semaine à garder dans un coin, mais l’éventail est trop étroit. Pour les guitares qui scient les oreilles et les batteries qui s’enfoncent dans la cage thoracique, je vais voir ailleurs. Dans ce registre, Bighand Bigknife fait parfaitement le boulot. À la texane, comme on dit dans le milieu. On y trouve quoi, me direz-vous ? Rien que de très habituel. Une voix en colère, beaucoup de bruit, une certaine sécheresse, des structures relativement classiques malgré tout. Je ne suis pas très bon en étiquettes, je range tout ça dans mon tiroir noise rock, ça me suffit. Mais, justement, il n’y a pas grand chose dans ce tiroir. La plupart de ces machins m’emmerdent. Trop virtuoses, ou trop poseurs, ou trop metal, ou pas assez violents. Winner’s Cup sonne exactement comme il faut à mes oreilles, le dosage de chaque micro-ingrédients est parfait. Si vous voulez mon avis, on tient là, sans aucun doute, l’album de l’année.

L’album de l’année : Attic Abasement

02.07.2016

Attic Abasement Dream News

— Tu te rappelles ce que tu t’étais juré de ne pas faire lorsqu’on t’a demandé d’écrire à nouveau sur la musique, il y a quelques années ? Ne jamais citer un autre disque ou un autre groupe en parlant d’un album ? Cette manie épuisante de la comparaison foireuse qui a annihilé l’intérêt des chroniques de disques ? Tu te souviens comment ça te rendait fou dans les Inrockuptibles, vers 91-92 ? La déception systématique à l’écoute du disque affilié à Nick Drake ou à Sonic Youth ou à Beck ? La frustration de ne pas comprendre ce que voyaient les journalistes, ni dans le disque dont il était question, ni dans celui qui était pris comme modèle ?
— Bien sûr, oui
— Mais tu vas faire comment, là, pour parler de ce « Dream News » sans évoquer Pavement ? Ou sans utiliser « slacker » parce que c’est pareil , hein.
— Ouais, je sais pas. Je vais dire que Mike Rheinheimer crie joliment, et que ça accentue la fausseté de son chant. Que les tempos des chansons sont un peu tarabiscotés, comme à la grande époque du post-tout et des chemises à carreaux qu’on achetait au poids pour presque rien dans les fripperies. Je parlerai du super solo de Guarantee Jesus. Je dirai qu’on tient là, sans aucun doute, l’album de l’année.

L’album de l’année : Horse Jumper of Love

18.06.2016

Horse Jumper of Love Horse Jumper of Love


Vous vous souvenez du slowcore ? Bruyant, lourd, lent. Un peu emo aussi. J’aimais beaucoup. J’aime toujours beaucoup. Enfin surtout Codeine, en fait. Je ne sais pas qui en faisait d’autres. Low, Spain ? Non non, c’est du Gospel, c’est très différent. En tout cas, c’est le terme qui m’est tout de suite venu en écoutant ces chansons. Slowcore. Sauf qu’on n’y est pas tout à fait. Le son, par exemple, n’est pas énorme. La batterie est un peu planquée dans le garage. Les micros devant les amplis ne doivent pas coûter 500 balles. Disons, que tout ça n’est pas réalisé dans les canons du mastering contemporain. Du Slowcore lo-fi, quoi, s’il fallait résumer.
Ces chansons saturées qui avancent à deux à l’heure, trouées de temps presque immobiles qui laissent la place à une voix un poil torturée : on tient là, sans aucun doute, l’album de l’année.